Ministère des mines: 52 titres miniers retirés à leurs titulaires à l’issue d’un audit

 

Le ministère des Mines et des Ressources géologiques a annoncé, lundi 19 octobre 2026, le retrait de 41 permis de recherche et de 11 permis d’exploitation minière, à l’issue d’un audit réalisé du 29 juin au 16 octobre 2026.

Cette mesure fait suite à des manquements aux exigences légales et réglementaires encadrant les activités minières au Gabon.

Au total, 52 titres miniers sont concernés par cette décision, qui marque une nouvelle étape dans le suivi et le contrôle des activités du secteur minier national.

Dans notre communiqué de presse n°000002/MMRG/CAB-M du 19 octobre 2026, le ministère précise que les permis concernés retournent dans le domaine public de l’État. Les listes annexées au document officiel distinguent deux catégories de titres : les permis de recherche et les permis d’exploitation.

 Elles mentionnent notamment, pour chaque titre, la société titulaire, le numéro du permis, la localité ainsi que la province d’implantation.

Les permis de recherche concernés sont répartis entre les provinces de l’Ogooué-Ivindo, du Woleu-Ntem, du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo, de la Ngounié, de l’Estuaire et de la Nyanga.

Les permis d’exploitation visés se situent notamment dans les provinces de la Ngounié, de l’Ogooué-Lolo, de l’Estuaire, du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo.

Cette décision intervient dans un contexte de renforcement du contrôle des activités minières. Elle fait suite à la suspension, le 22 juin 2026, de l’ensemble des activités aurifères en petite mine sur le territoire national.

 

L’opération s’inscrit dans le cadre de la réglementation du secteur minier en République gabonaise, notamment de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019, citée par le ministère dans son communiqué.

 

Afin de faciliter la compréhension et l’application de cette mesure, le ministère invite les usagers et les opérateurs concernés à se rapprocher des services compétents de l’administration chargée des Mines pour toute information complémentaire.

 

Il rappelle, par ailleurs, que tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.