Mines : le Gabon porte sa voix au Maroc et plaide pour une industrie minière africaine intégrée

Le Gabon est à l’honneur au Maroc à l’occasion de la 3e édition du Congrès international des mines, qui se tient du 6 au 8 octobre 2026 autour du thème : « La nouvelle ère industrielle : l’Afrique, hub intégré de la transformation des minerais critiques et stratégiques ».

Invité d’honneur de cette importante rencontre internationale consacrée à l’avenir du secteur minier, le Gabon est représenté par le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema. À l’ouverture des travaux, le ministre marocain en charge de la Transition énergétique Leïla Benali  a salué les efforts entrepris par le Gabon en faveur de la transformation et de la valorisation de ses ressources minières, notamment des minerais critiques et stratégiques.

Prenant part à la table ronde inaugurale consacrée au thème « Des ressources aux chaînes de valeurs industrielles : construire un écosystème africain », le ministre gabonais a présenté les ambitions du Gabon en matière de transformation locale de ses ressources minières. Au cœur de son intervention, la volonté des autorités gabonaises de faire de la transformation des minerais un véritable moteur de l’industrialisation du pays. Sosthène Nguema Nguema a notamment mis en avant l’orientation impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur d’une valorisation accrue des minerais critiques et stratégiques, dont le manganèse.

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse désormais la seule extraction des ressources. Il s’agit de développer des chaînes de valeur capables de générer davantage de transformation, de valeur ajoutée et d’activités industrielles sur le continent.

Cette ambition passe également par une coopération renforcée entre les pays africains. Lors des échanges, les ministres du Gabon, du Maroc et du Sénégal ont plaidé pour la mise en commun des atouts et des capacités de leurs différents pays.

La création et le renforcement de corridors régionaux figurent notamment parmi les pistes évoquées pour faciliter la circulation des ressources, des produits transformés et des compétences.

L’objectif est de mieux connecter les économies africaines et de permettre à chaque pays de s’appuyer sur les forces des autres.

Cette approche doit également permettre d’identifier les complémentarités, mais aussi les faiblesses des différents maillons de la chaîne, afin de construire progressivement un écosystème minier et industriel africain intégré et compétitif.

À travers sa participation à ce congrès, le Gabon entend ainsi réaffirmer son ambition de jouer un rôle dans la nouvelle dynamique africaine de transformation des minerais critiques et stratégiques. Une ambition qui s’inscrit dans la volonté de faire davantage de l’exploitation des ressources naturelles un levier de développement industriel et de création de valeur.

 

Pour rappel, le Congrès international des mines se poursuit jusqu’au 8 octobre au Maroc, avec la participation de plusieurs responsables gouvernementaux, experts et acteurs majeurs du secteur minier africain et international.